
Ik was eens een keer op een enorme markt in Chennai. Toen Chennai nog Madras heette. Een dame met een baby op haar arm stopte me met een enorme glimlach. Ik begreep dat ze wilde dat ik haar baby aanraakte. Weer een enorme glimlach en ik begreep dat ze wilde dat ik haar baby even in mijn armen zou nemen. En daar stond ik met geoliede baby in mijn armen. Met kohl rond zijn/haar ogen. Prachtig. Baby glimlachte ook tegen me. Toen ik weer opkeek zag ik mamma hollend in de mensenmenigte verdwijnen. Toen begreep ik wat er aan het gebeuren was. Seconden daarna brak ik het wereldrecord « 60 meter hardlopen met baby onder de arm ». Ik haalde maman in. Een tikje op haar schouder. Met een enorme glimlach nam ze haar baby weer terug. Een wanhopige moeder die dacht dat ze haar baby een betere toekomst kon schenken door hem weg te geven aan een rijke westerling. Ik ril nog als ik er aan denk. Arme lieve wanhopige moeder. (photo glamour als illustratie) / Un jour du siecle passé je me trouvais sur un énorme marché à Chennai. A l’époque ou Chennai s’appelait encore Madras. Une dame avec son bébé sur le bras m’arrète avec un grand sourire. J’ai compris qu’elle voulait que je touche son bébé. Encore un sourire et je comprends qu’elle me demande de prendre son bébé dans les bras.Et me voilà sur un marché surpeuplé de Madras avec un bébé huilé dans les bras. Avec ses yeux maquillé de kohl le bébé me souriait. En levant la tête j’ai vu sa maman disparaître dans la foule en courant. A ce moment là j’ai compris ce qui était en train de se passer. Quelques secondes après je battais le record du monde du « 60 mètres obstacles avec bébé sous le bras ». J’ai pu ratrapper la maman. Une petite touche sur l’épaule l’a arrèté. Et avec le même grand sourire elle a repris son bébé. Une mère désespérée qui pensait offrir un avenir meilleur pour son bébé en le donnant à un « européen riche ». Je frisonne encore quand j’y pense. Chère pauvre mère désespérée. (Photo glamour comme illustration)
Triste histoire que j’ai aussi vécue en Côte d’Ivoire dans les années 1980. Dans notre village de brousse, notre voisine voulait faire de même avec son bébé.
Triste réalité des habitants de ces pays qui ont comme souci journalier de savoir comment manger et nourrir ses enfants.